Mercredi 24 juin, nous accueillerons Matthieu Ruf et Alexandre Glikine (Michel Aberson) pour leurs livres publiés aux éditions Presses Inverses.

C’est dans le détail des choses, le surgissement des amitiés et celui, inattendu, de la danse que Simon, trentenaire à la vie ordinaire et à la sensibilité puissante, redécouvre une impensable liberté. Sous ses pas et les nôtres se dessine une fable enchanteresse.
Le sel de la vie de Simon, c’est l’amitié: avec son alter ego Sebastião, avec Amandine, Olimpia ou Marco, avec le lac qui dessine son horizon, le vieux hêtre du quartier ou un verre d’eau pétillante. Sans enfants, divorcé depuis peu, il puise dans ces liens l’unique sens à un quotidien saturé d’écrans. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus éluder la question: que fait-il de sa vie?
Est-ce que l’inutile peut être un métier? Une rencontre prend Simon par surprise: celle de la danse. À travers elle, il découvre un territoire vaste, nouveau, à portée de main dans le «dedans des choses», comme le reflet d’un héron sur un étang gelé. D’une vivacité jubilatoire, ce roman attentif à l’infime évoque un renouvellement de soi, les pieds sur terre. Sa langue donne voix à une mystérieuse présence amie, farouche et dense dans le monde, qui nous invite à en prendre soin.

Une troublante enquête sur les traces d’un jeune musicien provençal du XVIIIe siècle, où s’effacent les limites du temps et de l’espace.
À l’écoute d’un disque de musique baroque, d’étranges images s’insinuent dans la vie d’un homme par ailleurs plutôt sage et discret. C’est soudain comme s’il était rattrapé par un passé qui n’est pas le sien… Fasciné par le souvenir d’un jeune et noble musicien du XVIIIe siècle qui lui est apparu en rêve, il en découvre par hasard le portrait dans une demeure de la ville d’Aix et tente alors d’en retrouver la trace. Partagé entre curiosité, résistance et abandon, il se trouve entraîné dans un tourbillon qui, de la Provence à l’Italie, de Londres à Amsterdam, brouille peu à peu pour lui les limites de l’espace et du temps. Jusqu’à ce qu’il cède, enfin, et que… tout s’éclaire.

Redécouverts sur des papyrus au XIXe siècle, ces deux récits du poète grec antique Bacchylide de Kéos célèbrent les exploits de Thésée, héros en devenir. On en propose ici une traduction poétique en français, assortie d’une présentation et de clés de compréhension.
Thésée, fils du roi athénien Égée – ou du dieu Poséidon, c’est selon – n’est encore qu’un adolescent lorsqu’il tente de gagner Athènes en suivant un chemin semé de monstres et de brigands afin de se faire reconnaître par son père, qu’il n’a jamais vu. Sorti vainqueur – et grandi – de ces dangers, il devra encore se mesurer au terrible défi lancé par le roi Minos avant de pouvoir gagner la Crète et affronter le Minotaure dans le célèbre labyrinthe de Cnossos.
Ce sont certains de ces exploits que célèbre le poète grec Bacchylide de Kéos (VIe-Ve s. avant notre ère) dans une langue très riche et imagée dont cette nouvelle traduction française reflète toutes les subtilités.