Le roman de l’exil

Sofia, tiraillée entre son pays d’adoption, l’Espagne et son pays la Roumanie qu’elle a quitté en laissant son fils et son père pour une vie meilleure.

Elle travaille dans un camping au bord de la mer et va repartir en Roumanie à sa retraite.

On vit avec ses doutes et ses questionnements et tous les non dits liés à l’exil et à sa famille.

D’une grande finesse psychologique, très bien écrit, un premier roman très prometteur pour cette auteure Lavina Braniste.

Sofia, une Roumaine installée depuis vingt ans en Espagne, s’apprête à regagner son pays au moment de la retraite. Pendant quelques jours, elle accueille son fils dans le camping où elle vit et travaille, et où elle se heurte chaque jour à une langue qui la trahit ; lui rappelle sans cesse qu’elle n’est qu’une étrangère de passage… Un endroit à la fois provisoire et profondément enraciné dans sa vie.

Ce roman sur l’exil ordinaire explore la manière dont on peut s’installer en un lieu sans jamais véritablement y appartenir. Et comment, au moment du départ, tout devient soudainement, et contre toute attente, irremplaçable.

Lavinia Braniște raconte, avec une sobriété bouleversante, la vie d’une femme suspendue entre deux pays où elle n’a plus vraiment de place. Camping dresse le portrait discret mais percutant de milliers d’existences invisibles, prises entre espoir d’ascension et brutalité du réel.

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